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LORINE // Pourquoi je soutiens ce projet // Why I support this project

Publié par SCARS OF CAMBODIA sur 8 Septembre 2012

Lorine, 28 ans, Paris, France. Kissbanker.

Lorine, 28 ans, Paris, France. Kissbanker.

"Je trouve votre travail très beau. Et surtout cette façon d'aborder l'horreur de cette maudite dictature. Peut être que finalement il va en ressortir du beau, des émotions certes mais aussi de la beauté. Celle du regard de Tut qui est tellement touchant, et dont transparaît une grande douceur, qui anéantit presque l'insupportable.

Et si on arrive à voir de la beauté après une telle souffrance, ça sera juste incroyable.

Tout part d'une rencontre fortuite et cela ajoute à la puissance du témoignage, c'est un peu comme si soudain cet homme s'était senti prêt, et vous, vous vous êtes trouvés sur son chemin pour l'écouter, pour écouter son corps, et ses gestes, et son regard. Et il fallait certainement quelqu'un qui ne comprenne pas ses mots car ils sont parfois de trop, ou insuffisants, surtout ils ne sont pas toujours justes. Alors que ses cicatrices, elles sont l’expression même de l’horreur, de l’inhumain, de sa douleur, ses cicatrices elles sont réelles, elles sont vivantes.

Un génocide c’est lointain, c’est ailleurs, c’est d’un autre temps. On y pense. Parfois. De loin. On lit des livres d’histoire, on regarde les infos. Et puis un jour on est confronté à un Homme. Et le génocide, il se matérialise, ou plutôt il se personnalise juste devant soi, et là on se prend une énorme claque dans la figure… Et cette grande claque elle nous réveille, elle nous rappelle à l'ordre, on se souvient que l'horreur n'est pas si lointaine, elle nous rappelle que l'homme peut aussi être bourreau. On se rend compte que certaines choses nous échappent et qu'on ne pourra certainement jamais comprendre... mais peut-être qu'on ne les oubliera pas, et peut être même qu'on les préviendra...

La démarche est difficile, c'est compliqué de prendre la responsabilité de faire passer un tel message, mais elle est essentielle. Et pour notre Humanité, et pour l'Art, qui nous rend le difficile supportable, qui nous rapproche d'un homme a priori si différent... mais finalement peut être pas tant que ça... et ça c'est beau.

Et le beau dans la noirceur, moi ça me fais pleurer. Mille mercis."

Un grand merci à toi Lorine pour tes mots et ta contribution.

Emilie & Alex

"I find your work very beautiful. And especially this way of approaching the horror of this cursed dictatorship. Maybe finally some beauty will come tout, feelings certainly but also beauty. That of the glance of Tut which is so moving, and of which shows through a big sweetness, which annihilates almost the unbearable.

And if we manage to see beauty after such a suffering, that will be just incredible. Everything comes from a fortuitous meeting and it adds power to the testimony, it is like if suddenly this man had felt ready, and you were on his way to listen to him, to listen to his body, and his gestures, and his glance. And certainly he needed somebody who does not understand his words because they are sometimes too much, or insufficient, especially they are not always fair. While his scars, they are the expression of the horror, the inhuman, his pain, his scars they are real, they are alive.

A genocide it is far, it is somewhere else, it is from another time. We think of it. Sometimes. By far. We read history books, we look at the news.

And then one day we are confronted with a Man. And the genocide, materializes itself, or rather it personalizes itself in front of us, and then we take an enormous slap in the face… And this big slap it wakes us, it calls us into order, we remember that the horror is not so far, it reminds us that a humanbeing can also be an executioner. We realize that certain things escape us, and that we can't certainly ever understand, but maybe that we shall not forget them, and maybe we can prenvent them...

The initiative is difficult, it is complicated to be responsible to communicate such a message, but it is essential. And for our Humanity, and for Arts, which makes us the difficult bearable, which makes us closer to a man who seems so different from us, but finally maybe not so much... and that it is beautiful.

And beauty into darkness, that makes me cry. Many thanks. "

One big thank you Lorine for your words and your contribution.

Emilie & Alex

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